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<div class="pageSection"><h2>
Les géants de l'Internet savent tout de nous
</h2><p>Une&nbsp; étude <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/dis-moi-ce-que-tu-aimes-sur-facebook-je-te-dirais-qui-tu-es_1443091.html">http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/dis-moi-ce-que-tu-aimes-sur-facebook-je-te-dirais-qui-tu-es_1443091.html</a> de l'université de Cambridge en donne un aperçu : 58.000 personnes ont répondu à un test de personnalité, puis ce test a été recoupé à tous les « j'aime » que ces personnes avaient laissés sur Facebook. En repartant de leurs seuls « j'aime », l'université a alors pu déterminer leur couleur de peau (avec 95% de certitude), leurs orientations politique (85%) et sexuelle (80%), leur confession religieuse (82%), s'ils fumaient (73%), buvaient (70%) ou consommaient de la drogue (65%).
Cette étude aurait évidemment été bien plus précise en se basant sur les 1.5 milliards d'inscrits (au premier semestre de 2015) de Facebook <a href="http://www.bbc.com/news/world-us-canada-34082393">http://www.bbc.com/news/world-us-canada-34082393</a> (EN).
En outre, Facebook a créé des profils fantômes sur les internautes à qui des proches ont envoyé une invitation à s'inscrire <a href="http://www.zdnet.com/article/anger-mounts-after-facebooks-shadow-profiles-leak-in-bug/">http://www.zdnet.com/article/anger-mounts-after-facebooks-shadow-profiles-leak-in-bug/</a> (EN) / <a href="http://rue89.nouvelobs.com/rue89-eco/2011/10/30/plaintes-nouveaux-concurrents-facebook-en-difficulte-sur-la-vie-privee-226066">http://rue89.nouvelobs.com/rue89-eco/2011/10/30/plaintes-nouveaux-concurrents-facebook-en-difficulte-sur-la-vie-privee-226066</a> (FR) et est aussi en mesure de surveiller tout internaute visitant un site Internet proposant un bouton « j'aime », et cela même si cet internaute ne clique pas sur le bouton en question ou n'est pas inscrit sur Facebook <a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1717563">http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1717563</a> (EN).
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<p>Une <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/dis-moi-ce-que-tu-aimes-sur-facebook-je-te-dirais-qui-tu-es_1443091.html">étude</a> de l'université de Cambridge en donne un aperçu : 58.000 personnes ont répondu à un test de personnalité, puis ce test a été recoupé à tous les « j'aime » que ces personnes avaient laissés sur Facebook. En repartant de leurs seuls « j'aime », l'université a alors pu déterminer leur couleur de peau (avec 95% de certitude), leurs orientations politique (85%) et sexuelle (80%), leur confession religieuse (82%), s'ils fumaient (73%), buvaient (70%) ou consommaient de la drogue (65%).
Cette étude aurait évidemment été bien plus précise en se basant sur les 1.5 milliards d'inscrits (au premier semestre de 2015) de <a href="http://www.bbc.com/news/world-us-canada-34082393">Facebook</a> (EN).
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Facebook se livre aussi à des expérimentations sur ses utilisateurs, à leur insu. Il a par exemple filtré les informations du wall de 689 003 inscrits pour ne laisser que les mauvaises nouvelles pour certains ou les bonnes pour d'autres, dans le but de voir s'il a le pouvoir d'influencer leurs émotions <a href="http://www.theguardian.com/technology/2014/jun/29/facebook-users-emotions-news-feeds">http://www.theguardian.com/technology/2014/jun/29/facebook-users-emotions-news-feeds</a> (EN) / <a href="http://o.nouvelobs.com/high-tech/20140630.OBS2147/quand-facebook-manipule-les-emotions-de-ses-utilisateurs-en-secret-pour-une-etude.html">http://o.nouvelobs.com/high-tech/20140630.OBS2147/quand-facebook-manipule-les-emotions-de-ses-utilisateurs-en-secret-pour-une-etude.html</a> (travaux de l'Université de Princeton ayant utilisé ces détournements de Facebook : <a href="http://www.pnas.org/content/111/24/8788.full">http://www.pnas.org/content/111/24/8788.full</a> ).
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En outre, Facebook a créé des profils fantômes sur les internautes à qui des proches ont envoyé une invitation à <a href="http://www.zdnet.com/article/anger-mounts-after-facebooks-shadow-profiles-leak-in-bug/">s'inscrire</a> (EN) et est aussi en mesure de surveiller tout internaute visitant un site Internet proposant un bouton « j'aime », et cela même si cet internaute ne clique pas sur le bouton en question ou n'est pas inscrit sur<a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1717563">Facebook</a> (EN).
Ce géant des réseaux sociaux voit même plus grand. En 2012, Facebook a manipulé les walls de 1,9 millions d'utilisateurs américains afin de les pousser à aller voter pour leur prochain président. Selon certaines sources, cela a pu influencer 3% des votants. <a href="http://huff.to/1scpjuj">http://huff.to/1scpjuj</a> (EN).
Facebook se livre aussi à des expérimentations sur ses utilisateurs, à leur insu. Il a par exemple filtré les informations du wall de 689 003 inscrits pour ne laisser que les mauvaises nouvelles pour certains ou les bonnes pour d'autres, dans le but de voir s'il a le pouvoir d'influencer <a href="http://www.theguardian.com/technology/2014/jun/29/facebook-users-emotions-news-feeds">leurs émotions</a> (EN). Travaux de l'Université de Princeton ayant utilisé ces détournements de Facebook : <ul>
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<a href="http://www.pnas.org/content/111/24/8788.full">http://www.pnas.org/content/111/24/8788.full</a>
</li></ul>
De la même manière, Google a la possibilité d'observer le milliard d'individus qui utilise son moteur de recherche et ses nombreux services. Google peut par exemple surveiller toute personne qui visite un site affichant une publicité, dès que cette dernière est comprise parmi les milliards d'espaces publicitaires que cette entreprise vend chaque jour (voir : ce qu'en dit la CNIL [<a href="http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Formation_contentieuse/D2013-174__13_juin_2013_Bureau_Publication_Societe_GOOGLE_INC.pdf">http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Formation_contentieuse/D2013-174__13_juin_2013_Bureau_Publication_Societe_GOOGLE_INC.pdf</a> PDF]). Par exemple, tous les messages envoyés ou reçus depuis Gmail sont analysés, comme le démontrent les publicités très personnalisées intégrées aux boite de réception gmail <a href="http://techcrunch.com/2015/09/01/google-launches-new-native-ad-format-in-gmail/">http://techcrunch.com/2015/09/01/google-launches-new-native-ad-format-in-gmail/</a> (EN)/ <a href="http://www.begeek.fr/gmail-ne-confondez-pas-vos-mails-avec-la-publicite-98935">http://www.begeek.fr/gmail-ne-confondez-pas-vos-mails-avec-la-publicite-98935</a> (FR). Et Google n'est pas le seul à suivre ses utilisateurs à la trace : eBay, Amazon, Apple, Microsoft, Yahoo, etc. surveillent aussi leurs millions de visiteurs quotidiens
Le développement d’Internet a permis l’émergence du « courtage d’informations » (ou data broking), autrement dit le commerce de données personnelles. Cela consiste à collecter et revendre des informations personnelles, le plus souvent sans le consentement des consommateurs et citoyens concernés.
Ce géant des réseaux sociaux voit même plus grand. En 2012, Facebook a manipulé les walls de 1,9 millions d'utilisateurs américains afin de les pousser à aller voter pour leur prochain président. Selon certaines sources, cela a pu influencer <a href="http://huff.to/1scpjuj">3% des votants.</a> (EN).
Ces entreprises peuvent collecter ces données par l’intermédiaire de cookies, d’analyse des réseaux sociaux ou d’achat d’informations auprès d’entreprises ou organisations publiques. Le <b>croisement de ces données </b>permet à ces entreprises de constituer des bases de données très denses, reprenant aussi bien l’adresse, l’âge et le sexe des populations étudiées, que des informations sur leur état de santé, leurs achats en ligne ou leurs opinions politiques. A titre indicatif, « Acxiom, désigné par Forrester Research comme le plus grand courtier en données (ou data broker) au monde, détiendrait en moyenne trois mille segments de données sur la quasi-totalité des consommateurs étatsuniens » <a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-133077-quelle-ethique-pour-exploiter-le-big-data-en-marketing-1119149.php">http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-133077-quelle-ethique-pour-exploiter-le-big-data-en-marketing-1119149.php</a>.
De la même manière, Google a la possibilité d'observer le milliard d'individus qui utilise son moteur de recherche et ses nombreux services. Google peut par exemple surveiller toute personne qui visite un site affichant une publicité, dès que cette dernière est comprise parmi les milliards d'espaces publicitaires que cette entreprise vend chaque jour (voir : <a href="http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Formation_contentieuse/D2013-174__13_juin_2013_Bureau_Publication_Societe_GOOGLE_INC.pdf">ce qu'en dit la CNIL</a> (PDF)). Par exemple, tous les messages envoyés ou reçus depuis Gmail sont analysés, comme le démontrent les <a href="http://techcrunch.com/2015/09/01/google-launches-new-native-ad-format-in-gmail/">publicités très personnalisées</a> intégrées aux boite de réception GMail. Et Google n'est pas le seul à suivre ses utilisateurs à la trace : eBay, Amazon, Apple, Microsoft, Yahoo, etc. surveillent aussi leurs millions de visiteurs quotidiens.
Ces pratiques peuvent provoquer des dérives, comme la revente des informations financières de clients d’un organisme de crédit à des organisations coupables d’escroqueries financières en ligne <a href="http://www.reuters.com/article/2015/08/12/usa-ftc-fraud-idUSL1N10N1KP20150812">http://www.reuters.com/article/2015/08/12/usa-ftc-fraud-idUSL1N10N1KP20150812</a> . Ou encore la collecte puis la vente par « Exact Data », entreprise basée à Chicago, de noms de personnes ayant été touchées par des maladies sexuellement transmissibles <a href="http://www.cbsnews.com/news/data-brokers-selling-personal-information-60-minutes/">http://www.cbsnews.com/news/data-brokers-selling-personal-information-60-minutes/</a>.
Le développement d’Internet a permis l’émergence du « courtage d’informations » (ou data broking), autrement dit le commerce de données personnelles. Cela consiste à collecter et revendre des informations personnelles, le plus souvent sans le consentement des consommateurs et citoyens concernés.
Ces entreprises peuvent collecter ces données par l’intermédiaire de cookies, d’analyse des réseaux sociaux ou d’achat d’informations auprès d’entreprises ou organisations publiques. Le <b>croisement de ces données </b>permet à ces entreprises de constituer des bases de données très denses, reprenant aussi bien l’adresse, l’âge et le sexe des populations étudiées, que des informations sur leur état de santé, leurs achats en ligne ou leurs opinions politiques. A <a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-133077-quelle-ethique-pour-exploiter-le-big-data-en-marketing-1119149.php">titre indicatif</a>, « Acxiom, désigné par Forrester Research comme le plus grand courtier en données (ou data broker) au monde, détiendrait en moyenne trois mille segments de données sur la quasi-totalité des consommateurs étatsuniens ».
Ces pratiques peuvent provoquer des dérives, comme la revente des informations financières de clients d’un organisme de crédit à des organisations coupables d’ <a href="http://www.reuters.com/article/2015/08/12/usa-ftc-fraud-idUSL1N10N1KP20150812">escroqueries financières en ligne</a>. Ou encore la collecte puis la vente par « Exact Data », entreprise basée à Chicago, de noms de personnes ayant été touchées par des <a href="http://www.cbsnews.com/news/data-brokers-selling-personal-information-60-minutes/">maladies sexuellement transmissibles</a>.
Enfin, la collecte massive des données&nbsp; personnelles présente des risques si les entreprises ne sécurisent pas suffisamment leur site, en témoigne le site de rencontres Ashley Madison <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/19/les-sites-de-rencontre-cibles-privilegiees-des-piratages_4730294_4408996.html?xtmc=ashley_madison&xtcr=15">http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/19/les-sites-de-rencontre-cibles-privilegiees-des-piratages_4730294_4408996.html?xtmc=ashley_madison&amp;xtcr=15</a> dont les données des utilisateurs se sont retrouvées en accès libre sur Internet. Le Wall Street Journal estime que ces entreprises, en développant des bases de données « énormes et délibérément malmaitrisées »&nbsp; font peser des risques élevés sur la société <a href="http://www.wsj.com/articles/the-hacked-data-broker-be-very-afraid-14416848605">http://www.wsj.com/articles/the-hacked-data-broker-be-very-afraid-14416848605</a>.
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Enfin, la collecte massive des données personnelles présente des risques si les entreprises ne sécurisent pas suffisamment leur site, en témoigne le site de rencontres <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/19/les-sites-de-rencontre-cibles-privilegiees-des-piratages_4730294_4408996.html">Ashley Madison</a> dont les données des utilisateurs se sont retrouvées en accès libre sur Internet. <a href="http://www.wsj.com/articles/the-hacked-data-broker-be-very-afraid-14416848605">Le Wall Street Journal</a> estime que ces entreprises, en développant des bases de données « énormes et délibérément malmaitrisées » font peser des risques élevés sur la société.
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Et si tout le monde pouvait tout savoir de nous&nbsp;?
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Les géants de l'Internet utilisent ces informations pour permettre à d'autres sociétés de soumettre aux internautes des publicités adaptées à leurs envies.
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Mais que se passerait-il s'ils vendaient directement ces données au plus offrant ?
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Les salariés ne seraient plus sélectionnés en fonction de leur CV, mais selon l'analyse de leur activité sur Internet. Ils seraient évalués par le calcul statistique de leurs compétences et de leur caractère, et non plus selon les qualités qu'ils auraient su démontrer au cours de leur carrière.
Cela se produit déjà <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/04/reseaux-sociaux-1-jeune-sur-10-se-serait-vu-refuser-un-emploi-a-cause-de-son-profil_n_3382626.html">avec Facebook</a> et pourrait bientôt se généraliser <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/le-nouvel-algorithme-linkedin-vous-dit-qui-embaucher-39789482.htm">avec LinkedIn</a>.
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Et si tout le monde pouvait tout savoir de nous&nbsp;?
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En utilisant l'Internet et les services de communication actuels, vous laissez derrière vous bien plus de traces que vous ne le pensez. En effet, vos métadonnées en disent long sur vous (Vidéo : <a href="https://www.dailymotion.com/video/x2u0rj1_comment-les-metadonnees-permettent-de-vous-surveiller-explique-en-patates_tech">https://www.dailymotion.com/video/x2u0rj1_comment-les-metadonnees-permettent-de-vous-surveiller-explique-en-patates_tech</a> (FR)).
Sur ce même schéma, les banques feraient varier leurs taux bancaires en fonction des fréquentations de leurs clients. Ainsi, si le quartier, les amis ou la famille de l'un d'eux comporteraient trop de «&nbsp;mauvais payeurs&nbsp;», les banques le considéreraient comme tel et lui appliqueraient un taux important ou, pire,refuseraient le crédit demandé. Cela <a href=" http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/des-banques-scrutent-les-profils-facebook-avant-d-accorder-un-credit-2612/">se produit</a> déjà.
Les géants de l'Internet utilisent ces informations pour permettre à d'autres sociétés de vous soumettre des publicités adaptées à qui vous êtes et à vos envies. Sur l'Internet, vos habitudes sont enregistrées par des cookies (voir cette vidéo de la Cnil <a href="http://www.dailymotion.com/video/x16lt53_qu-est-ce-qu-un-cookie_tech">http://www.dailymotion.com/video/x16lt53_qu-est-ce-qu-un-cookie_tech</a> ainsi que l'outil de détection des cookies qu'elle a mis en place :<a href="http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/telechargez-cookieviz/">http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/telechargez-cookieviz/</a> ).
Les assureurs, quant à eux, évalueraient «&nbsp;l'hygiène de vie&nbsp;» des assurés en fonction de ce qu'ils lisent ou achètent en ligne. Cela <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704648604575620750998072986.html">se produit</a> [EN] déjà aussi.
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Ainsi, contrairement à <a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/12/07/google-ceo-on-privacy-if_n_383105.html">ce que suggère Google</a> [EN], les questions de vie privée ne concernent pas que ceux ayant quelque chose à se reprocher. Elles concernent toute personne qui ne souhaite pas être jugée ou évaluée en fonction de ce qu'elle fait, dit et regarde sur Internet, en privée.
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<h2>Mais que se passerait-il s'ils vendaient directement ces données au plus offrant ?</h2>
Les données récoltées sur vos habitudes sont une mine d'or pour les commerçants qui peuvent adresser leurs publicités au public précis qu'elles visent. Ces données ne sont pas obtenues seulement par l'Internet. Elles peuvent aussi être obtenues à votre insu dans votre vie quotidienne, comme lorsque vous allez faire vos courses en utilisant une carte de fidélité <a href="http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-6-octobre-2015_1105411.html">http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-6-octobre-2015_1105411.html</a> ou que vous remplissez un formulaire. Elles sont ensuite rassemblées dans des listes de fichage, qui sont souvent vendues à d'autre commerçants, et ainsi de suite.
Le monde du recrutement aussi s'intéresse à vos données ! Et si les salariés n'étaient plus sélectionnés en fonction de leur CV, mais selon l'analyse de leur activité sur Internet et les réseaux sociaux ? Les recruteurs n'ont pas le droit de le faire, mais il est maintenant de notoriété publique qu'ils cherchent tout de même les profils sociaux (Facebook, Twitter, Tumblr, etc.) des candidats avant de les séléctionner. L'Université Paris Sud vient de publier<a href="http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/oui-les-recruteurs-examinent-bien-votre-profil-facebook_1609659.html">une recherche</a> qui le prouve.
Sur ce même schéma, les banques feraient varier leurs taux bancaires en fonction des fréquentations de leurs clients. Ainsi, si le quartier, les amis ou la famille de l'un d'eux comporteraient trop de « mauvais payeurs », les banques le considéreraient comme tel et lui appliqueraient un taux important ou, pire, refuseraient le crédit demandé. Cela se produit déjà <a href="http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/des-banques-scrutent-les-profils-facebook-avant-d-accorder-un-credit-2612/">http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/des-banques-scrutent-les-profils-facebook-avant-d-accorder-un-credit-2612/</a>.
Les assureurs, quant à eux, évalueraient « l'hygiène de vie » des assurés en fonction de ce qu'ils font, lisent ou achètent en ligne. Cela se produit <a href="http://www.huffingtonpost.fr/vincent-menuz/sante-connectee-quand-les_b_8153446.html">http://www.huffingtonpost.fr/vincent-menuz/sante-connectee-quand-les_b_8153446.html</a> (FR) / <a href="http://www.wsj.com/articles/SB10001424052748704648604575620750998072986">http://www.wsj.com/articles/SB10001424052748704648604575620750998072986</a> (EN) déjà aussi.
L'avènement des objets connectés va amplifier ce phénomène. La CNIL s'en inquiète notamment concernant les objets portés sur le corps <a href="http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/publications/DEIP/CNIL_CAHIERS_IP2_WEB.pdf">http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/publications/DEIP/CNIL_CAHIERS_IP2_WEB.pdf</a>. Aux Etats-Unis, l'Obamacare voté en 2010 permet aux employeurs de ne pas faire bénéficier de 30% de réductions sur le prix de leur assurance santé les salariés qui refusent de laisser des objets connectés suivre leur hygiène de vie quotidienne. <a href="http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/12/assurances-sommes-pret-a-etre-espionne-payer-moins-cher-254175">http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/12/assurances-sommes-pret-a-etre-espionne-payer-moins-cher-254175</a>. Ces salariés payent donc leur assurance plus cher que leurs collègues à cause des choix qu'ils font concernant leur vie aux heures non travaillées. Quant à ceux qui acceptent, ils laissent la technologie entrer dans leur intimité, sans forcément toujours savoir qui peut avoir accès aux données générées.
Les données de santé sont particulièrement convoitées, puisqu'il est moins coûteux d'assurer quelqu'un en bonne santé que quelqu'un de malade. Justement, l'année dernière, le Royaume Uni a été secoué par un scandale de revente des dossiers des patients par la sécurité sociale anglaise à des assurances <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/health/news/10656893/Hospital-records-of-all-NHS-patients-sold-to-insurers.html">http://www.telegraph.co.uk/news/health/news/10656893/Hospital-records-of-all-NHS-patients-sold-to-insurers.html</a>.
Et si toutes les entités mentionnées recoupaient les données entre elles ? Ce sra bientôt imposé par la loi, puisque le projet de loi sur l'immgration <a href="http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/02/profs-edf-banques-devront-aider-les-prefets-a-fliquer-les-etrangers-260073">http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/02/profs-edf-banques-devront-aider-les-prefets-a-fliquer-les-etrangers-260073</a> a été adopté sans assouplissement de ses mesures de conteôle des étrangers, comme le regrette la Cimade, d'une de principales associations françaises de défense des étrangers. <a href="http://www.lacimade.org/nouvelles/5558--trangers-sous-contr-le---un-projet-de-loi-sans-rupture">http://www.lacimade.org/nouvelles/5558--trangers-sous-contr-le---un-projet-de-loi-sans-rupture</a>.
Ainsi les questions de vie privée ne concernent pas que ceux ayant quelque chose à se reprocher/à cacher. Elles concernent toute personne qui ne souhaite pas être jugée ou évaluée en fonction de ce qu'elle fait, dit et regarde, en privé.
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PRISM nous prouve que nos libertés sont en danger
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